ADAF asbl

1. Qui sommes-nous ?

L’ADAF est une association sans but lucratif, indépendante de toute considération politique, idéologique ou religieuse. Constituée par plusieurs actionnaires de FORTIS suite aux évènements du 3 octobre 2008, elle a pour vocation la défense des investisseurs trompés et spoliés par la direction du groupe FORTIS et par les décisions unilatérales prises par le gouvernement belge dans ce dossier sans avoir jamais consulté les actionnaires du groupe FORTIS.

L’ADAF se veut être « au-dessus de la mêlée », indépendante de tout intérêt personnel ou commercial afin d’offrir un service le plus objectif possible.

L’ADAF a pour ambition de rassembler en son seing le plus grand nombre d’actionnaires, en ce compris les plus petits qui n’ont ni les moyens ni la possibilité de faire valoir leurs droits en justice. L’ADAF veut créer une force qu’aucun pouvoir politique régional, fédéral ou européen ne pourra ignorer.

L’ADAF ne recherche aucun avantage, ni à titre personnel, ni au profit de ses membres.

L’ADAF a donc décidé que l’adhésion serait gratuite.

L’ADAF a aussi décidé (même si elle soutient vivement tous les actionnaires qui agissent devant les tribunaux) de ne pas s’impliquer directement dans ces procédures et dès lors, ne recommande aucun avocat en particulier ; ce qui lui garantit son indépendance.

L’ADAF communiquera régulièrement à tous ses membres adhérents les commentaires sur les différents évènements qui se déroulent dans l’affaire FORTIS.

 

2. Ce qu'a déjà fait l'ADAF

Depuis le 10 octobre 2008, l’ADAF a mené une réflexion la plus approfondie possible.
Il a fallu lire et analyser des centaines de documents.
Outre cette réflexion, les quelques volontaires de l’ADAF ont, en moins de 15 jours, rencontrés ou pris contact avec :

L’ADAF a aussi dû gérer administrativement la réception et la lecture de milliers de messages d’actionnaires de FORTIS.

Dans l’exécution de ces très lourdes tâches, il a fallu et il faut encore tenter de démêler les informations des rumeurs, le possible de l’illusoire.

Dès le début de son action, l’ADAF a pu recevoir le soutien et les commentaires d’André-Philippe VANDESMAL, spécialiste en droit bancaire et financier, ayant occupé plusieurs charges d’enseignement dans ce domaine.

Tous les membres adhérents de l’ADAF pourront lui adresser des questions auxquelles il devrait, sous réserve de sa disponibilité, donner une courte réponse gratuite (ap.vandesmal@avocat.be).

L’ADAF a organisé et continuera d’organiser diverses réunions et des colloques auxquels elle invitera le monde politique, et les membres de la société civile.

L’ADAF continuera également à interpeler sans relâche les différentes autorités afin qu’une solution satisfaisante soit trouvée dans ce dossier.

 

3. Position générale de l'ADAF

Sans nier les circonstances internationales défavorables, l’ADAF estime qu’en ce qui concerne FORTIS, le gouvernement belge a commis de lourdes erreurs d’appréciation, que l’urgence et les circonstances ne justifient pas.

L’ADAF considère aussi que le management de FORTIS a commis de graves fautes qui ne peuvent rester sans suite. A ce sujet, l'ADAF s'étonne que la plainte pénale déposée le 10 octobre par DOLOR n'ait eu aucun écho jusqu'à ce mardi 28 octobre 2008 où les choses semblent enfin bouger.

L’ADAF s’interroge également sur le silence assourdissant de la Commission Bancaire et Financière et des assurances sur les soi-disant difficultés de FORTIS.

En conséquence, l’ADAF va orienter son action essentiellement en direction du monde politique afin de défendre un principe de base : le respect des lois et l’égalité entre les Belges.

L’ADAF réclame que :


Les actionnaires, qui sont des investisseurs, doivent retrouver confiance dans l’économie belge ; si tel n’est pas le cas, les investisseurs risquent de réfléchir à deux fois avant d’investir dans des sociétés belges, au risque de se voir à nouveau spoliés.

L’ADAF s’oppose à la nationalisation ou à toute opération similaire de FORTIS qui ne serait qu’une nouvelle spoliation.

L’ADAF considère qu’il n’est pas trop tard pour l’Etat belge, compte tenu des différentes procédures judiciaires en cours ou à venir, de reprendre ses esprits et de trouver une solution qui protège le marché financier, les épargnants, l’emploi et les actionnaires.

En effet, contrairement à ce que certains essaient d’accréditer, les intérêts des épargnants, des travailleurs et des actionnaires peuvent parfois se rencontrer et en l’occurrence, ils se rejoignent.

Ainsi, les salariés de FORTIS, qui sont généralement des épargnants, sont aussi bénéficiaires de stock options FORTIS, bénéficiaires d’une assurance-vie ou bénéficiaires d’un fonds de pension dans lesquels se retrouvent référencées des actions FORTIS.

Il y a plus de 500.000 actionnaires belges de FORTIS (selon le TRENDS), mais le nombre de Belges touchés est bien plus élevé.

En effet, de nombreux épargnants ont des SICAV défensives, des assurances-vie en branche 23, un mixte de branche 21 et 23 ou des fonds de pension dans lesquels on retrouve des actions FORTIS. Leur perte pourrait se situer à hauteur de 40%. Ils sont donc, eux aussi, fortement touchés.

On peut considérer que le nombre de Belges affectés par le dossier FORTIS s’élève au minimum à un million de personnes.

Il est étonnant qu’alors que le gouvernement peine à trouver 1,5 milliard pour augmenter le pouvoir d'achat des belges, il fasse perdre près de 20 milliards aux actionnaires de FORTIS par des décisions inexplicables et dont FORTIS a été la seule à souffrir.

Les autres institutions bancaires ont, en effet, toutes obtenu des aides beaucoup plus positives. On est en droit de se demander si ce n’est pas justement parce que l'actionnariat de FORTIS est constitué en majorité de petits actionnaires…

En conclusion, l’ADAF appelle les actionnaires de FORTIS à lui donner mandat pour mener une action de lobbying conforme à la défense de leurs intérêts.

Les actionnaires, petits ou grands, les salariés de FORTIS détenteurs de stock options, les titulaires d’assurances-vie, de fonds de pension, d’assurances couverture crédit en branche 23 ou mixte et tout autre citoyen se considérant spolié dans le dossier FORTIS est le bienvenu.

L’adhésion à l’ADAF est gratuite. Plus nombreux seront les adhérents, plus l’ADAF sera représentative et donc plus l’action sera efficace.

Ensemble, créons un mouvement de pression sur notre classe politique afin d’obtenir la meilleure solution pour chacun, et une réforme profonde du système afin de rendre plus transparent le marché financier et afin d’améliorer, voire restructurer, complètement les modes de contrôle.

Rejoignez notre asbl et rendons ainsi un sens à une devise trop souvent oubliée dans notre royaume : l’union fait la force.