ADAF asbl

Communiqué N°36

09/03/2009 12:30

BNP PARIBAS annexe ce qu’il reste de l’économie belge

Grâce à l’obstination et l’incompétence de nos gouvernants, les hommes de l’omniprésident  Nicolas Sarkozy ont donc réussi leur gigantesque hold-up.

Incrédules devant la naïveté de nos hommes politiques, ils ont craint jusqu'à la dernière minute que leur stratégie de bluff permanent ne soit finalement découverte et que leur partie de poker menteur ne se termine mal.

Bien au contraire, nous nous sommes aplatis (dixit le journal Le Monde) en perdant tout sens de la dignité nationale. Jamais le même Herman Van Rompuy n’aurait accepté pareille humiliation s’il avait été amené à négocier KBC avec les Français. Par fierté personnelle tout d’abord, mais aussi par lucidité, car son électorat flamand ne le lui aurait jamais pardonné. Tandis qu’en l’espèce, il ne représentait que la défunte Belgique.

La KBC restera donc la seule grande banque soi-disant belge en attendant qu’elle ne devienne la seule grande banque flamande.

Il est stupéfiant de voir que les politiques francophones aient accepté d’être les initiateurs et les complices de l’annexion de ce qu’il reste de l’économie belge par BNP PARIBAS. Les socialistes ont bien tenté de rappeler, du bout des lèvres, qu’il était absurde de ne pas défendre ou à tout le moins d’étudier l’idée d’un stand-alone, mais il semble que leurs partenaires du gouvernement aient fait la sourde oreille.

Quoi de surprenant quand on entend hier à midi Charles Michel déclarer sur les antennes de la RTBF que nous n’avons pas les compétences humaines nécessaires dans notre pays pour gérer une banque de la taille de FORTIS (ce qui est une insulte aux nombreux managers belges dont les qualités sont internationalement reconnues), et Melchior Wathelet, le secrétaire d’Etat au budget, s’estimer incompétent pour comprendre la valorisation d’une banque.

Si véritablement nous en sommes là, alors que ces mêmes hommes aillent jusqu’au bout de leur logique, qu’ils cessent d’exercer des responsabilités politiques dans un pays auquel ils ne croient plus et qu’ils demandent le rattachement à la France.

Des hommes politiques qui ne donnent plus la priorité à l’intérêt national, qui sont dépourvus d’ambition et qui violent le droit ne sont plus des hommes politiques, ce sont, au mieux, des hommes d’affaires.

On nous a souvent reproché de sortir de notre rôle en parlant de politique sur notre site. Mais qu’on le veuille ou non, ce dossier a été et est plus que jamais un dossier politique. Il est flagrant que nos gouvernants ne sont pas à la hauteur des missions qu’ils prétendent assumer. Ils ont souvent le salaire et la suffisance des grands hommes politiques, mais plus souvent encore, ils n’ont pas la probité et la compétence nécessaires.

Enfermés dans des stratégies de pouvoir personnel et dans des logiques purement électoralistes (rien d’étonnant puisque l’on vote tous les deux ans), leur seule ambition est de gérer les affaires courantes dans un pays où seule la Flandre prépare l’avenir.

L’ADAF, qui a été un témoin privilégié des pseudo-négociations entre le conseil d’administration de FORTIS holding, BNP PARIBAS et le gouvernement, communiquera ce mardi des informations importantes au sujet des menaces et des manipulations qui ont été commises dans ce dossier depuis trois semaines.

Nous demandons également à nos membres de nous envoyer un e-mail en nous indiquant de façon claire s’ils sont pour ou contre les accords « améliorés » de ce 7 mars 2009.



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