ADAF asbl

Communiqué N°8

11/11/2008 13:30

BNP PARIBAS coupable d'un délit d'initié dans l'affaire URBAN ?

D'après l'agence REUTERS, la BNP serait impliquée dans un délit d'initié dans le cadre de l'accord de financement avec le promoteur immobilier japonais en faillite URBAN, selon les conclusions publiées mardi par une commission indépendante. URBAN, qui a déposé son bilan en août après avoir accumulé 2,4 milliards de dollars de dettes, avait conclu peu de temps avant un accord avec BNP PARIBAS portant sur des échanges d'actifs et des obligations convertibles, pour un montant global de 30 milliards de yens (307 millions de dollars). Cet accord avait été critiqué pour son manque de transparence puisque les échanges d'actifs n'avaient pas été dévoilés avant le dépôt de bilan, alors qu'il s'est traduit par des pertes pour URBAN et qu'il a réduit sa trésorerie. La commission indépendante estime que la BNP PARIBAS pourrait avoir commis un délit d'initié, en échangeant des titres URBAN tout en sachant que le volet échanges d'actifs n'avait pas été dévoilé...



Communiqué N°7

10/11/2008 16:30

L’ADAF demande la démission du Premier ministre

En tentant d’influencer la Justice et mettant ainsi en cause la séparation entre le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire, le Premier ministre a clairement franchi une ligne rouge. Il met aussi gravement et de manière irresponsable en péril l’avenir de FORTIS en créant un véritable climat de panique chez les clients comme chez les épargnants alors que son rôle consiste à gouverner et pas à menacer. Deux questions s’imposent donc : Sommes-nous encore oui ou non dans une démocratie ? Si oui, un Premier ministre qui s’exprime de la sorte est-il encore à sa place ? Nous pensons qu’il serait logique que Monsieur Leterme présente sa démission au Roi. Les partis politiques de ce pays doivent prendre immédiatement position sur les propos de Monsieur Leterme. Leur silence équivaudrait à cautionner de pareilles déclarations.



Communiqué N°6

09/11/2008 19:30

L’incroyable chantage du Premier ministre

Après avoir expliqué vendredi à la télévision que, quelle que soit l’issue des procédures judiciaires, le gouvernement soutiendrait et garantirait la banque FORTIS, Yves LETERME a déclaré hier à un quotidien flamand qu’en cas d’annulation de la vente à BNP PARIBAS, les actionnaires devraient se débrouiller seuls et que cela serait une bonne chose pour le budget. Pour colorer ses propos, il ajouta même qu’il faudra dorénavant réfléchir à la position et au pouvoir des petits actionnaires ! Les mêmes petits actionnaires à qui l’on expliquait il y a peu qu’il fallait avoir confiance et qu’il fallait investir dans nos entreprises !

On reste évidemment pantois face à de pareilles déclarations, mais on se demande surtout ce que cherchent nos politiques en soufflant en permanence le chaud et le froid dans cette affaire ?
 
En défiant ainsi la Justice, en ignorant l’avis du Procureur du Roi, en mettant une incroyable pression sur la Présidente du Tribunal de Commerce et en continuant d'intimider et de culpabiliser les actionnaires qui ne font que défendre leurs droits, quel est le véritable objectif de notre Premier ministre ?
 
Il ne peut en tout cas ignorer les lourdes conséquences de pareilles déclarations dont la principale est de fragiliser et de déstabiliser un peu plus encore la banque FORTIS en amplifiant le climat d'insécurité actuel.

Mais ne serait-ce pas finalement là son véritable objectif en rendant ainsi tout sauvetage de FORTIS impossible en dehors des accords du 4 et 5 octobre 2008 ?
 
Le scénario que le gouvernement semble vouloir imposer est simple : ce sera avec BNP PARIBAS, aux conditions qui ont été imposées ou ce ne sera pas ! To BNP or not to Be.
 
Tous ces évènements provoquent beaucoup de perplexité et d’interrogations.
 
Que nous cache-t-on réellement dans cette affaire ?

Y aurait-il un agenda caché derrière ces provocations « maladroites » ?

S'agit-il d'un dossier financier ou politique ?

Pourquoi et comment Monsieur PROT peut-il déclarer dans la presse qu'il a reçu la garantie que rien, pas même des procédures judiciaires, ne viendrait stopper la vente ?

Pourquoi tant de désinformation, de provocation, d’incohérence, d’agressivité et d’obstination ?

Pourquoi refuser toute remise en question ou toute négociation ?

Pourquoi n’a-t-on jamais transmis aux actionnaires une situation comptable claire et précise de FORTIS à la date du vendredi 3 octobre 2008 ?

Pourquoi BNP PARIBAS a-t-elle acté toute une série de moins-values sans tenir compte d’aucune plus-value (immobilière par exemple) ?

Pourquoi les avocats de FORTIS et autres consorts en sont-ils réduits à autant de mauvaise foi, à autant d’inexactitudes et d’imprécisions ou même à mentir au Tribunal de Commerce (l’avocate de FORTIS affirmant par exemple que les jours précédents les évènements du 4 et 5 octobre, l’action avait continué à s’effondrer alors que celle-ci venait de reprendre plus de 34% en quatre jours) ?

Pourquoi ne pas imaginer que les actionnaires de FORTIS payent tout simplement le prix d’un accord international, négocié en septembre 2008, visant à sauver certaines banques et à préserver, voire avantager, les intérêts de certains grands groupes financiers de notre continent ?

En tout cas, plus le temps passe, plus notre sentiment est que les actionnaires de FORTIS ont été les invités d’un immense dîner de cons dont ils ignoraient le menu...



Communiqué N°5

07/11/2008 18:00

Un gouvernement au-dessus des lois ?

Après s'être placé au dessus des lois et plus particulièrement du code des sociétés, le gouvernement semble maintenant vouloir se placer au dessus des juges en indiquant que la vente sera bouclée le 4 décembre prochain. En préjugeant ainsi de la décision qui sera rendue prochainement par la Présidente du Tribunal de Commerce de Bruxelles (qui a la possibilité d'annuler la vente), le gouvernement ajoute la provocation et le mépris au non respect des lois de notre pays. Jusqu'à présent, seuls les actionnaires floués pouvaient se considérer comme des victimes de ce cynisme, mais aujourd'hui les prises de position répétées et insultantes de nos dirigeants devraient également choquer le Parquet puisque l'avis émis par Le Procureur du Roi ne semble guère émouvoir ou intéresser notre gouvernement. La seule réponse possible à tout ce scandale est la mobilisation de tous les actionnaires de Fortis.



Communiqué N°4

06/11/2008 21:00

L'avis du procureur du Roi

Une première victoire importante a été obtenue aujourd'hui. L'avis du Procureur du Roi, désavouant de façon implacable notre gouvernement et BNP Paribas, a été reçu comme une douche froide par l'armada d'avocats représentant Fortis, la SFPI et la banque française. A la fin de l'intervention du Procureur, il devenait palpable qu'une brèche avait été ouverte dans leur système défensif. En terminant leurs plaidoiries par une nouvelle démonstration de mauvaise foi, ils ne semblaient plus guère convaincus et furent fort peu convaincants. Mais que l'on ne s'y trompe pas, les hostilités ne font que commencer et il faut plus que jamais s'unir et rassembler le plus grand nombre possible d'actionnaires de Fortis au sein d'un organe indépendant. Pour conclure, il faut rappeler que la vraie question posée par l'affaire FORTIS n'est pas liée à la crise financière mondiale, mais à un problème essentiel dans une démocratie : sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?



Communiqué N°3

29/10/2008 17:00

Invitation à une réunion de concertation

Face à la multiplication d’actions juridiques entamées dans le cadre de l’affaire FORTIS, l’ADAF a lancé une invitation aux cabinets d’avocats Modrikamen et Liénart & Deckers, ainsi qu’aux associations Euroshareholders, Deminor, Dolor, Test-Achats et VFB afin qu’une réunion de concertation soit organisée le vendredi 7 novembre à Bruxelles pour coordonner les différentes actions entreprises



Communiqué N°2

29/10/2008 15:45

Précisions sur la plainte pénale introduite par Dolor

Nous avons contacté Monsieur Hendrik Boonen, le président de la vzw DOLOR pour obtenir des précisions sur la plainte pénale déposée par des adhérents de son association.

Il nous a informé que cette plainte pénale déposée le vendredi 10 octobre 2008 concerne non seulement les dirigeants de FORTIS mais aussi différents membres du gouvernement dont Messieurs Yves Leterme et Didier Reynders. Si les propos de Monsieur Boonen sont exacts, nous sommes surpris que cette information n’ait pas encore été rendue publique.

 



Communiqué N°1

28/10/2008 12:45

Suite de la plainte pénale de Dolor

Rencontrant en cela une de nos demandes, le député socialiste flamand Renaat Landuyt a invité le gouvernement à se constituer partie civile dans le dossier FORTIS. Il faut espérer que le ministre de la Justice, Jo Vandeurzen, donnera la priorité à ce dossier brûlant.

Cette affaire a été mise à l’instruction au parquet de Bruxelles suite à une plainte d’un affilié de la vzw DOLOR le vendredi 10 octobre à 15 heures.Il est étrange que ce soit 18 jours après la conférence de presse organisée par DOLOR au sujet de cette plainte pénale, que les média se décident a évoquer cette plainte. Le président de DOLOR nous avait confié il y a quelques jours qu’il avait un sentiment de black-out sur cette information.



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